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La Polynésie française va-t-elle pouvoir participer à l’expérimentation du cannabis médical ?

Malgré la position favorable d’Olivier Véran, le 20 février dernier, à la demande d’extension de l’expérimentation du cannabis thérapeutique ayant lieu en France depuis le mois de mars 2021, le Conseil Économique, Social et Culturel de Polynésie française vient d’exprimer officiellement son refus.

Un manque de confiance de la part du CESEC vis à vis d’un cadre encore trop flou

Le Conseil Économique, Social et Culturel (le CESEC) a donné les raisons de sa position à l’encontre de la proposition de loi du pays autorisant l’expérimentation de l’usage du cannabis médical en Polynésie française, dans un communiqué. Il déclare que « compte tenu des avancées importantes dans plusieurs pays d’Europe et du contient américain, tant sur le plan des recherches scientifiques que sur le plan juridique mais également en l’état des risques pris par nos malades atteints de pathologies graves, il est indispensable que les autorités du Pays prennent toutes les dispositions nécessaires pour une évolution rapide de la réglementation sur le plan sanitaire afin d’encadrer l’usage thérapeutique du cannabis. »

Il rajoute qu’il est en effet primordial pour eux de pouvoir répondre au plus vite aux attentes des patients ainsi que de certains professionnels de santé, en sécurisant convenablement l’usage du cannabis thérapeutique dans le cadre de traitement de pathologies plus ou moins graves, à la hauteur des risques encourus. Il continue en avouant ne pas être convaincu que la proposition d’expérimentation puisse réellement permettre de répondre en urgence à la forte attente des malades.

 

Des débuts timides 

Force est de constater que l’expérimentation française peine déjà à dépasser les 600 participants. De plus, les professionnels manquent cruellement de formation et d’intérêt à ce sujet. Les fleurs se font donc prescrire au compte-goutte, ce qui pourrait remettre en question l’efficacité de la démarche.

En outre, Le CESEC émet quelques réserves quant aux réglementations auxquelles se heurterait l’expérimentation. Bien que cette dernière ne soit pas censée en être, la Polynésie française n’est pas compétente en matière de recherches biomédicales. Aussi, selon la délibération n° 78-137 du 18 août 1978, qui encadre les substances vénéneuses en Polynésie française, n’importe quelle forme d’utilisation de la plante de cannabis est interdite.

 

L’Assemblée ou le dernier espoir… 

Néanmoins, rappelons que le rôle du CESEC n’est que consultatif et que la décision finale viendra de l’Assemblée de Polynésie, qui doit justement délibérer. Le projet de loi visant à autoriser l’extension de l’expérimentation ayant été déposé au mois de septembre 2021, il était prévu que la partie réglementaire de la proposition passe en conseil des ministres – qui doit notamment se pencher sur la question de la modification de la délibération sur les substances vénéneuses – puis une convention avec l’Agence nationale de sécurité du médicament ainsi que l’agrément d’un centre médical de référence, pour finalement déterminer le nombre de patients polynésiens qui pourraient alors être inclus dans l’étude.

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